Ce mois-ci, musique à l'honneur avec l'interview de THE LOST VINYLS, les nouveaux morceaux à l'écoute de nos artistes membres Milk&Mjölk, un papier sur le sujet du mois, le zoom, les photos, les conneries blablabla et bla...

Nous vous souhaitons un agréable moment!





Années 70 : Prémices des compositions musicales assistées par ordinateur (MAO).
Années 80 : Démocratisation de l’utilisation des instruments synthétiques.
Années 90 : Montée progressive des musiques alternatives, recherche de nouveaux univers musicaux.
Années 2000 : Les genres se mélangent et se diversifient, explosion des diffusions musicales grâce à internet.
Confucius disait « Si tu veux juger des mœurs d’un peuple, écoute sa musique ».
Fin des années 2000, il est temps de faire une synthèse après une dizaine d’années de partage musical sur la toile. Merci ! Oh toi, Seigneur Internet, de nous avoir permit le partage musicale gratuit. A l’heure où la guerre fait rage pour la diffusion du septième art sur internet, nous commençons à entrevoir les fruits de notre victoire. Après quelques années, où les institutions se sont éreintées, en vain, pour empêcher la diffusion gratuite de notre musique, en nous promettant des amendes et autres sanctions pénales. La musique est restée libre comme elle l’a toujours été et s’émancipe petit à petit du carcan des grandes maisons de productions, qui en 20 ans, ont montré l’apogée de leur cupidité, en nous refourguant des pseudos artistes fabriqués dans des moules à oreilles bon marché. Je ne dis pas que nous sommes parvenus à la restriction totale de merde sur les ondes radio. Mais que celle-ci doit aujourd’hui savoir composer avec l’exigence moyenne en hausse, puisque sa survie d’entité désormais quasi gratuite en dépend. Rassurez-vous maison de disque, il y aura toujours quelques atrophiés du conduit auditif pour acheter vos disques prêt-à-écouter, même si peu à peu ils comprennent qu’ils peuvent la télécharger sans débourser un centime. Mais par contre, il y aura toujours des amateurs de musique pour acheter les disques d’artistes valables, permettant à des groupes méritants de profiter d’une forme évolué et plus complexe de mécénat. Maintenant au moins, on écoute avant d’acheter.
Alors qui y perd ? Les gros artistes ayant déjà acquis une renommée leur permettant de vendre de toutes façons toujours assez de disques, de se faire payer des cachets un peu moins astronomiques lors de leurs tournées et qui au final perdent un peu de royalties sur leurs nombres de ventes directes. Les artistes de merde, abonnés aux gloires éphémères grâce à un ou deux tubes qu’aujourd’hui plus personne n’achète et qui réaliseront leurs dividendes sur quelques droits d’auteurs dans les boîtes de nuit avant de retourner dans l’oublie.
Au contraire la musique en tant que telle a tout à y gagner. Les artistes qui ne pouvaient se permettre une diffusion à grande échelle restaient cantonnés à acquérir une renommée sur les scènes locales, avant de pouvoir élargir leur publique petit à petit, lorsqu’ils n’avaient pas abandonné avant. Ceux-ci peuvent désormais jouir en toute facilité d’une diffusion à tous, et les réseaux musicaux créer par internet alimentent le buzz des groupes en devenir. Bien entendu la bon comme le mauvais se diffusent aujourd’hui plus facilement, mais l’amateur de musique sait ne pas faire de cadeaux à des groupes de merde supportés en général par un publique d’amis et de connaissances directes.
La gratuité permet à tous de juger si oui où non tel artiste mérite de se faire écouter et le poids des producteurs avides s’en trouve bien moins pesant. Si la musique est bonne, elle trouvera toujours un publique. C’est peut-être cruel pour certains, mais notre époque aussi. En matière de musique, c’est un mal pour un bien.
A l’heure où la complexité du monde moderne est montrée du doigt par son alarmante confusion on peut au moins se réjouir du fait que cette ambiance déteint inéluctablement sur le monde de la musique et le valorise. Les périodes de crises ont toujours été propices à un développement musical de qualité. Dans tout courant musical on trouve le reflet de l’époque dans laquelle il s’est créé. Notre époque partant dans toutes les directions et exigeant toujours plus, il est normal que notre musique aussi. Une génération se fichant des repères pour créer une nouvelle aire, comme il y a 50 ans, ne peut engendrer qu’un renouveau musical. Les outils se diversifient, on teste de nouvelles combinaisons, mélange les instruments de cultures divergentes et on saupoudre le tout avec un peu des restes d’antan pour relever les saveurs. On assiste à une renaissance de certains courants musicaux teintés d’une subtile odeur de renfermée remise au goût du jour par des artistes n’utilisant plus les codes imposées. Tout le monde n’appréciera pas, mais il ne sert à rien de regarder constamment en arrière. Composée devient plus facile grâce aux outils modernes et paradoxalement les instincts primaires de certaines résonnances en deviennent sublimés.
Internet a permit aux nouvelles générations de s’offrir une culture musicale plus accessible, plus variée et bien plus abordable financièrement parlant. Les nouveaux compositeurs ont pu acquérir au cours de leur éveil musical un nombre infini de possibilité d’écoute, ce qui n’était pas le cas il y a encore 20 ans. On en perd le charme des heures passées chez le disquaire à trouver les quelques perles rares qui faisaient frissonner les DJ et amateurs de musiques il y a encore peu de temps. Mais souvent, pour un gain de temps et d’argent, il faut toujours savoir sacrifier quelques choses. Bien entendu, comparer les courants musicaux populaires florissants avec ceux qui ont déjà fait leurs preuves serait ne pas faire honneur à la musique dans sa globalité, car la musique n’est bien sûr pas comparable objectivement. Les techniques ne sont plus du tout les mêmes, donc faire une apologie des musiques actuelles contre celles établies serait une grosse erreur. De plus, on peut également pointer du doigt, le fait que les nouveaux artistes n’ont plus comme leitmotiv que la simple envie de s’exprimer, car malheureusement, le climat actuelle les poussent inévitablement vers un certain besoin de notoriété. Notre monde est ainsi fait et l’on y changera rien, les choses sont faites pour se mouvoir et évoluer inexorablement. S’il le monde était parfait il ne créerait plus rien.
Il est de toute façon impossible, aujourd’hui, d’arrêter la course folle de cette époque. C’est peut-être mieux ainsi, va savoir.
R.M
Du son!!
A l'écoute; The lost vinyls ( l'interview de ce mois ci), Meringue alcohol and us, Raphaël Bastard, Manava et Juliana Ucar. Pour encore plus de son, aller sur notre site section musique, des dizaines de sons à l'écoute.
The Lost Vinyls

Manava
Juliana Ucar

Meringue, Alcohol and Us

Raphaël Bastard


Petite rencontre avec Benjamin chanteur guitariste au combien charismatique...
Après avoir été The Pepper Meals Benjamin guitar/chant, Thomas bassiste et Julien à la grattte sont rejoints par François, batteur pour créer The lost Vinyls. Ils poursuivent ainsi leur rêve de rock'nroll band pour notre plus grand plaisir. Une formation typique, de nombreuses couleurs, des paroles bien écrites passant du surréalisme au pragmatisme pour un résultat riche et rock. Leurs influences? The beattles, The Strokes, Nirvana, The Velvet Underground, Gainsbourg, Led Zeppelin et bien d'autres... Ca ne tourne pas en rond, c'est juste du bon!!
Les dix question qui ne servent pas à rien:
La physique cantique ça te fait peur?
Un homme il peut pas traverser les murs... Mais en physique cantique c'est possible!
Type de carburant?
"Picon chantier" plus communément appelé "Picon bière"... Pas tant pour le goût mais plutôt pour l'effet qu'il produit.
Plutôt jour/ nuit /matin...?
Incontestablement la nuit!
Que penses tu des textes des musclés?
"Petit Tambour" .................................. contre la guerre.
"Tout l'amour du monde" ...................... soir un Hallelujah digne de J. Buckley.
"Laissez les vivre" ............................... Ca vaut largement les textes engagés de Cali d'ailleurs il devrait penser a prendre des textes des Musclés ça n'en serait pas moins bon. Saez pourrait s'en inspirer aussi.
Milk&mjolk ça te fais penser à quoi?
"Milk" ,film oscarisé avec Sean Penn comme acteur.
Une bourde?
L'unique moment de gloire footbalistique réduit a néant par une chute de merde... Nul au foot, et pour la première fois sur le terrain pour une compétition, le ballon toucha mon pied et, sans trop savoir comment, alla se loger en pleine lucarne... Il était alors légitime de ma part d'entamer un petit tour de gloire pour l'occasion mais c'était sans compter sur mon lacet défait qui a su provoqué une violente rencontre de mon visage avec le bitume. La foule c'est bien fait plaisir et moi bien du mal!
Une superstition?
Il y a dix ans j'ai gagner 10 euros au Black Jack j'ai pas lavé mon slip depuis... (ironie).
Un truc Rock'n'Roll?
Un bermuda.
Une blague?
Quelle est la différence entre le jazz et le rock'n'roll?
Le rock'n'roll c'est trois accords pour mille personnes alors que le jazz c'est mille accords pour trois personnes.
Ecorché vif ou bobo?
On va dire les deux... Ecorché vif, oui nécessairement, mais un peu bobo quand même. Il y a peu de chance que j'ai le destin de Kurt Cobain...
Mon avis:
Quand on écoute ça on se sent vivant, le corps s'électrise, le rock'n'roll s'installe dans vos tripes. La richesse musicale et textuelle fait qu'il n'y a pas de risques de s'emmerder avec eux. On passe de la douceur mélancolique mais non moins péchu de "Bye J" à un "Yellow Brick Road" rock pop et funny en passant par "Loosing Steak" plus traditionnel et puissant. Bref un rock aux diverses influences qui en fait un tout jouissif pour celui qui aime ça!
Dans l'attente de dates de concerts, je vous envoie découvrir The Lost Vinyls sur www.myspace.com/thelostvinyls et je vous assure que vous ne serez pas déçus.
La boîte à trucs:
Les paroles sont de Thomas et Benjamin.
Julien a des théories intéressantes sur la physique cantique.
Benjamin m'a promis un Kinder Surprise...
Benjamin a une anècdote sur Johnny Hallyday concernant l'enregistrement de la chanson des Enfoirés version 2001. Ce mec est vraiment charismatique!
Pikachu (pour ce mois-ci).
Zoom sur une action qui nous est tombé dessus au coin d'une rue.
Tambour battant devant le palais de justice.
"En maison d'arrêt les détenus vivent en moyenne a trois dans dans des cellules de 9 mètres carré prévues pour une personne. Certains y reste enfermés 22h par jour, télé payante 25 euros par personne et par mois, le prix de l'ouverture sur l'extérieur...." (R. Badinter)
Voilà ce que vous auriez pu lire sur les écriteaux. Le Genepi (Groupement Etudiant National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées) n'a pas peur de se construire une cage qu'il dépose en place public pour dénoncer certains manquements au respect d'autrui en milieu carcérale. Ainsi une cellule de 9 m carré avec trois lits, un Wc, une table, trois chaises, une télé. A trois elles vont passer 22h dans cette cage. Du vendredi 3 avril à 18h au samedi 4, 16h. Autour les tambours battent et anime la place. Les gens s'arrêtent s'interrogent et l'équipe Génepi informe qui veut.
Cette fois ci le sujet de la sensibilisation est les conditions de vie déplorables en milieu carcéral avec une invitation a mieux connaître ce milieu.

Par ailleurs il organise de nombreuses activités et dispense des courts, mathématique, arts plastique, français, et autre auprès des prisonniers afin de favoriser le contacte de l'extérieur vers l'intérieur et d'amélioré la réinsertion. "Quand on a purgé ça peine on est un citoyen comme les autres" Lionel Stoleru, fondateur du Génepi. Avec ces deux fonctions d'aide à la réinsertion et d'information du publique le Genepi joue le rôle de vase communiquant entre ces deux mondes aveugles l'un de l'autre. Il fonctionne sur le bénévolat et les étudiant vous dirons volontiers qu'ils apprennent autant qu'ils en apprennent aux prisonniers. Aujourd'hui l'action du Génepi apolitque et areligieus regroupe 1300 bénévoles ( 64 regroupements dans toute la France) et elle est saluée notamment par Robert Badinter ancien garde des sceaux et membre d'honneur du génepi.
Si vous entendez le tambour battre et voyez les barreaux froid surgir sur votre chemin prenez le temps d'écouter vous apprendrez sans doute beaucoup sur "l'entre les murs".
Plus d'info sur www.genepi.fr/
Dine.
Et maintenant, la connerie avant la fin!
Ce mois-ci, comme sujet de réflexion; Mister Be-Sixteen, (ne voyait en aucun cas en ce surnom une quelconque proposition de foufouillonage, pelotage de nibards et autres fornications à 16 personnes, mais juste la modeste modernisation du prénom de notre pape et de son matricule: Benoit 16. Enfin, je dis notre mais c'est pas le notre comme euh, le notre, on généralise! On est d'accord sur ce point?!
Et c'est ainsi que la connerie de la fin arrive! Avec dans l'ordre, le petit conseil à ne pas suivre - le jeu indécoupable à découper et celui des célèbres 67 différences.


Ciao! Brutus.

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www.milkandmjolk.com info@milkandmjolk.com